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Histoire

Présentation de Serge Bouchard
à la commission d’enquête sur les relations
entre les Autochtones et certains services publics au Québec.

CERP Serge Bouchard 1

 

CERP Serge Bouchard 2

 

CERP Serge Bouchard 3

 

CERP Serge Bouchard 4

 

 

Donnacona - Cartier

Donnacona (date de naissance inconnue, décédé vers 1539). C'est en juillet 1534, dans la baie de Gaspé, que l'explorateur français Jacques Cartier entra pour la première fois en contact avec les Amérindiens du continent.

Les Français y rencontrèrent une tribu iroquoise originaire de Stadaconé(Québec) qui était venue dans la péninsule pour pêcher. Les relations furent d'abord très amicales, mais lorsque Cartier fit ériger une croix le 24 juillet, le chef Donnacona se montra inquiet. Craignant un conflit, les hommes de Cartier s'emparèrent de son canot et firent monter Donnacona de force à bord de leur navire. Cartier l'invita alors à un festin, le couvra de cadeaux et de gestes d'amitié pour affirmer ses bonnes intentions. Réalisant qu'il aurait besoin d'interprètes lors de sa prochaine visite, Cartier convainquit Donnacona de le laisser ramener avec lui en France ses deux fils, Domagaya et Taignoagny. Le chef accepta et les deux jeunes hommes retournèrent en France avec Cartier pour y apprendre le français.

donnacona

Les deux fils du chef accompagnèrent Cartier lors de son deuxième voyage en 1535. C'est en grande partie grâce à eux que Cartier découvrit l'entrée du grand fleuve qu'il avait raté l'année précédente. Les deux interprètent le guidèrent jusqu'à Stadaconé dans un pays qu'ils appelaient «Canada». Donnacona et le village accueillirent les voyageurs dans la joie générale. Cartier fit alors connaître ses intentions de naviguer vers l'ouest dans le but de découvrir une potentielle route vers l'Asie. Donnacona se montra très opposé à ce projet, il ne voulait pas que les Français entrent en contact avec les Amérindiens d'Hochelaga (Montréal). Mais ses cadeaux et sa démonstration de sorcellerie n'arrivèrent pas à dissuader le navigateur malouin. À son retour d'Hochelaga, Cartier comprit rapidement qu'il ne pouvait plus faire confiance à ses anciens alliés. Des fortifications furent construites et le chef d'Achelacy (Portneuf) mit Cartier en garde contre les projets de trahison de Donnacona et de ses fils.

Cartier et Donnacona; l'historique rencontre de deux peuples. Malgré les difficultés diplomatiques, Cartier rencontra Donnacona le 5 novembre et ce dernier lui révéla plusieurs informations intéressantes au sujet du pays. Il lui parla d'un fabuleux royaume nommé «Saguenay» où «on y trouve de grandes quantités d'or, de rubis et d'autres richesses (…) où les hommes ont la peau blanche comme en France et portent des vêtements de laine.» Domagaya fut également et à son insu utile aux Français lors de l'épidémie de scorbut en révélant à Cartier la recette d'une concoction d'annedda (cèdre blanc) qui sauva le petit établissement.

Mais la méfiance continua à grandir chez les deux anciens alliés et au printemps de 1536, Donnacona s'absenta quelques temps et fut bientôt de retour avec des gens que les Français n'avaient jamais rencontrés auparavant. Cartier envoya une ambassade que Donnacona refusa de recevoir. Cartier apprit finalement qu'une querelle avait éclaté à Stadaconé entre le chef Donnacona et son rival, Agona. Taignoagny demanda l'aide de Cartier et lui proposa que les Français amènent Agona avec eux en exil. Cartier en décida autrement. Puisque c'est Donnacona et ses fils qui complotaient dans son dos, ce sont eux qui seraient amenés en exil. Affirmant qu'il aiderait Donnacona à se débarasser de son rival, Cartier invita le vieux chef à un festin au cours duquel il s'empara de lui, de ses deux fils et de deux autres Amérindiens influents. Aux habitants de Stadaconé, Cartier expliqua que le chef serait ramené dans douze lunes, couvert de cadeaux, après qu'il ait décrit le royaume du Saguenay au roi François Ier. Rien ne pouvait plus empêcher Agona de devenir chef de la bourgade.

En France, Donnacona et les autres Amérindiens vécurent confortablement, le roi vit à ce que leurs désirs furent comblés. Donnacona fut présenté à François Ier et le vieux chef raconta au monarque français toutes les merveilles qu'il avait vues au Saguenay. Le 25 mars 1539, trois des Amérindiens furent baptisés, on ignore si Donnacona était du nombre. Le vieux chef et les autres Iroquois moururent aux alentours de cette date d'une maladie inconnue. Lors de son retour le 23 août 1541, Cartier expliqua à Agona, qui était toujours chef de Stadaconé, que Donnacona était décédé et que les autres vivaient en seigneurs, s'étaient mariés, et ne désiraient pas revenir. Agona fut tout simplement soulagé d'être bel et bien débarassé de son rival.

Écouter Serge Bouchard décrire Donnacona
sur radio-canada.ca

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Membertou

En 1605, après 60 ans d'absence, la France revient à la charge. Le roi nomme Champlain gouverneur en titre.

Les Iroquois ne sont plus dans la vallée du Saint-Laurent. les Algonquins ont chassé les Iroquois des pays Hochelaga et Canada.

Même si la couronne de France s’est retirée depuis 60 ans de la vallée du Saint-Laurent, les commerçants français sillonnent encore ces routes d’eau pour le commerce très lucratif des fourrures..

Le chef Membertou.
Serge Bouchard raconte l'histoire de ce personnage étrange, chef micmac, qui fait partie des débuts de l'Acadie française. Ce vieillard savant, shaman, herboriste, homme du monde, esprit ouvert, scella pour un siècle et demi les amitiés franco-micmaques. Transportons-nous au cœur du Migoumague, dans la province du Kespitoukik, où le vieux chef micmac Membertou s’apprête à accueillir Samuel de Champlain.

Écouter Serge Bouchard décrire Membertou
sur radio-canada.ca

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membertou

NB: Remarquez ici que Membertou est représenté avec la barbe! Possède-t-il dans sa ligné des pêcheurs basques ?

 

Tessouat - Champlain

Tessouat dit le Borgne de l’île

Quelques années plus tard, en 1625, les Jésuites viennent sauver les âmes et s'enrichir grâce à la traite des fourrures. En 1627, la Compagnie du Saint-Sacrement, une société secrète de dévots, voit le jour. Molière les prend à partie dans sa pièce Tartuffe. C'est cette compagnie qui envoie les Montréalistes fonder Ville-Marie en 1642.

Écouter Serge Bouchard décrire Tessouat
sur radio-canada.ca

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tessouat

Tessouat est un personnage fascinant. Ce chef algonquin des Kitchesipirinis est un des hommes politiques les plus importants, liés à la naissance de la Nouvelle-France.

 

Louis Riel

Beaucoup se demandent
qu'elles sont les origines de Louis Riel ?

Voici selon www.nosorigines.qc.ca

Voici ses parents Jean Baptiste Riel et Marguerite Boucher de BerthierVille

parent louis riel

Louis Boucher décédé à Berthierville

louis boucher

En 1852 au recensement sa mère est à Montréal,
son père à Notre Dame de Montréal

Ce sont donc des familles Québecoise migrés en Sasketchewan.

Pourquoi sont apparu des villages métis dans l'ouest?

Est-ce possible que des familles qui se soit réunis en village a cause de la langue commune qu'ils partagaient? Fait culturel internationnalement reconnu.

Est-ce qu'on retrouve des Amérindiens seulement dans l'ouest?

Est-ce que des Québecois n'auraient pas aussi marié des autochtones au Québec?

Qu'a-t-on fait avec les métis au Québec?

Une partie se sont intégrés dans les réserves et les autres se battent pour se faire reconnaitre qui ils sont car ils n'ont jamais accepté d'être emprisonnés dans des réserves et ont perdu leurs droits et leur identité!

Écouter Serge Bouchard décrire Gabiel Dumont
sur radio-canada.ca

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Gabriel Dumont était le capitaine militaire de Louis Riel.

 

Informations générales

Pow-wow Le terme autochtone de pow-wow désigne diverses manifestations:une fête, une réunion,une séance du conseil,une cérémonie avant la chasse ou avant une expédition guerrière. Aujourd'hui,les pow-wow ont été largement privées de leur signification et ont été dégradées au rang de simples manifestations folkloriques .

Tambour Le Tambour occupait une place prépondérante lors des cérémonie,rythmant les chants et les danses. Lors de la cérémonie des tambours les coups sont joués comme des battements de coeur.Il sont joués dans les 4 directions du vent afin de remercier le Père Créateur pour les 4 éléments et pour souligner l'importance de chaque espèce humaine sur la terre.La décoration du tambour est très variable, le dessous du tambour est orné de quatre à six bandes de cuir ou tiges de bois tendues en rayons, avec au centre, un lien de cuir ou de tissu qui sert alors de poignée pour tenir le tambour. Le cadre en bois est décoré de symboles, de plumes, et est orné de poignées. La peau peut elle aussi être décorée de dessins d'animaux ou d'autres symboles. La baguette du tambour quant à elle est faite d'un mince morceau de bois rembourré à une extrémité avec un matériau doux. Le manche de la baguette peut être décoré de plumes ou de bandes de cuir.

tambour

Peinture sur le visage La peinture sur le visage et le corps est un rite sérieux et solennel. De même que les chants et les danses, les couleurs ainsi apportées reflètent les sentiments, les intentions, les desseins de celui qui les porte. Les autochtones d'Amérique ont , de tout temps et jusqu'à nos jours, appliqué sur leur peau des couleurs préparées par eux-mêmes à l'aide de végétaux et de minéraux, des motifs adaptés à toutes les occasions possibles: cérémonies culturelles,chasse,guerre,réunions du Conseil ou danse récréative. L'application de couleurs sur sa peau est,aujourd'hui encore,un acte qui sort de l'ordinaire

visage peint

SCALP En 1703, Le scalp (mot d'origine scandinave et apporté par les Anglais, et non d'origine indienne) Le scalp d'un autochtone est rémunéré par 40 Ecues. En 1750 : Le scalp d'un Indien adulte et/ou d'un métis (homme de plus de douze ans) est rémunéré 100 Ecues, celui d'une femme ou d'un enfant de moins de douze ans,50 Ecues. Le chercheur, qui a combiné les techniques de l'historien avec celles de l'ethnologue, a voulu savoir ce qui amenait réellement les Iroquoïens à guerroyer entre eux, puis à mettre leurs techniques au service des conquérants quand les Européens ont «découvert» le continent. En 1690, les Français payaient 10 écus pour chaque scalp d'Anglais ou de Mohawk. Leurs adversaires en faisaient autant. Le scalp était devenu un article de traite au même titre que la fourrure; et les prix fluctuaient!

scalp

Mandellas Les mandellas est un Symboles Sacrés pour les Amérindiens. Dans beaucoup de tribus ils sont orné avec des plumes et décorations qui ont des significations bien spécifiques pour le possesseurs et qui sont utilisées pour leurs apporter joie et prospérité. Originalement, le Mandella était un bouclier de guerre. Avec ce bouclier, la croyance était que le grand esprit surveillaient et les protégeaient .En les suspendant dans leur abitation, ces boucliers leur apportaient santé, bonheur et prospérité. Le Mandella est confectionné à la main par les Amérindiens. Seuls des matériaux naturels sont utilisés pour la fabrication, laine de mouton, cuir, fourrure et plumes d'oiseaux. Le cercle intérieur représente le soleil, le cercle extérieur l'éternité et les queues la pluie. Au bout de chaque queue, il y a une plume représentant chaque bataille.Ce bouclier est constitué d'une peau d'animal circulaire tendue sur un cercle de bois, sur lequel on attache des plumes, des franges et/ou d'autres choses. Ce bouclier porte des emblèmes spéciaux et des symboles peints qui sont des indicateurs des qualités de son propriétaire et sa quête. Les couleurs que vous utiliserez pour ces dessins ont leur signification.

mandalla

L’Inipi ou sweat lodge L’Inipi ou la hutte de sudation, est lié à une cérémonie de purification et de soins. Inipie signifie : naître encore. Entrer sous la hutte, c’est se plonger au sein de la Terre Mère, dans la vapeur dégagée par l’eau sur les «esprits-pierre » chauffés au rouge. Utilisée par les autochtones d'Amérique du Nord, elle leur permet de se connecter avec les quatre éléments que sont la terre, l’eau, le feu et l'air. La vapeur unissant chaque participant aux éléments du monde à l'intérieur du ventre que représente la hutte une forme arrondie et très basse. Sa forme représente le ventre de la Terre Mère, l’Utérus. « L’inipi à été donnée aux hommes, pour qu’ils se purifient spirituellement, physiquement, mentalement, et émotionnellement. » Elle est construite dans la tradition avec du saule ou bien du noisetier et est recouverte de peaux et aujourd’hui de couvertures. Il est creusé à l’intérieur au milieu un trou pour recevoir les pierres chauffées à l’extérieur dans un feu fait également selon la tradition.

inipi

La terre extraite du centre est placée à l’extérieur de la hutte à environ 1 mètre de manière à former un petit tertre qui servira pour l’hôtel. Le Maître de Cérémonie (leader cérémoniel, meneur) y déposera la pipe sacrée, la Chanunpa, les autres objets sacrés qui serviront lors de la cérémonie, son tambour, de la sauge, du cèdre.. Les participants pourront également déposer des objets afin qu’ils soient purifié pendant l’inipi. Le maître de cérémonie choisit le nombre de pierres qui serviront pour l’inipi, cela peut varier de 28 à 40 pierres voire même plus. Les pierres représentant nos ancêtres sont chauffées plusieurs heures avant la cérémonie afin qu’elles soient très chaudes. Le feu est disposé dans le prolongement de l’inipi avec la porte à l’Est (cela peut être à l’Ouest selon les traditions). A partir du moment où le feu est allumé, il n’y a que le Gardien du Feu et le Maître de Cérémonie qui peuvent traverser le chemin entre le feu et la sweat lodge. L’énergie et les esprits entre ces deux endroits sacrés ne doivent pas être dérangés. Tous ces actes de préparation doivent être faits dans le plus grand respect, que ce soit la construction de l’Inipi, la manipulation du bois pour la préparaton du Feu, la manipulation des pierres et la manière de déposer les pierres, les amener chauffées dans l’Inipi. Tous ces gestes sont faits d’une façon positive et sacrée. Les participants sont vêtus de tenue légère. Il est traditionnel d’offrir un paquet de tabac au leader cérémoniel.

 

Les animaux totem

Les animaux totem ont toujours eut une place très importante dans la vie des autochtones

Le mot « totem » est dérivé d’un mot Objibway. Le mot « odem » qui fait référence au lien mystique qui unit l’esprit à un lieu ou à une nation. Les animaux totémiques étaient souvent attribués lors d’une vision ou simplement par décision d’un conseil pour la tribu. Dans plusieurs nations amérindiennes, lors que les jeunes gens voulaient connaître leur animal totem, ils partaient en quête de visions. Ils devaient passer quatre jours et quatre nuits dans les montagnes ou dans la forêt sans manger ni boire. Pendant ce temps de jeûne ils priaient et demandaient au Grand-esprit de bien vouloir leur envoyer une vision. Un animal apparaissait souvent d’une façon très réelle et cet animal devenait l’animal totem de la personne à qui il était apparût. Il devait apporter sa protection, son courage et sa sagesse tout au long de la vie de cette personne. De même, les hommes s’attribuaient souvent les caractéristiques qui appartenaient à leur totem. Il est certain que les animaux utilisés comme totems peuvent varier d’une nation à l’autre ainsi que leur signification. Mais dans l’ensemble nous pouvons observer une constante qui relie tous les peuples d’Amérique du Nord. Nous avons donc dressé une liste des principaux animaux totémiques et de leurs significations à titre de référence.

animaux totem

Ours : Il représente la force, l’introspection et la force de l’âme

Aigle : C’est un lien avec le Grand-esprit. En fait c’est parce qu’il vole le plus haut dans le ciel que les amérindiens croient qu’il communique nos pensées au Créateur

Tortue : Elle est d’abord le symbole de la Terre-mère car les Iroquoiïens croient que la terre est une île sur le dos d’une tortue. C’est aussi un symbole de longévité et de prudence.Sa démarche lente nous rappel qu’il ne faut pas se précipiter avant de prendre une décision.

Loup :Le loup est un enseignant. Il représente aussi la loyauté, la fidélité parce qu’il vit en meute et qu’il reste fidèle à sa compagne toute sa vie.

Coyote :C’est un joueur de tour, il a beaucoup d’humour. Le coyote tend aux autres un miroir où ils peuvent voir leur propre folie.

Corbeau : Il est considéré chez certains peuples comme un porteur de magie, chez d’autres comme un oiseau messager de mort. Il aide à changer d’état de conscience et à écouter sa voie intérieure.

Lynx : Il est le gardien des secrets oubliés. Il peut vous aider à voir à travers les gens et à percer le mensonge. Il symbolise le mystère et la soif de vérité.

Belette : s'apparente à l'Art de la Dérobade. Elle a un sens aigu de l'observation, et a une quantité incroyable d'énergie et d'ingéniosité

Castor: ou le Bâtisseur, l'être d'action. Cela inclut un sens aigu de la famille et du chez-soi. Cet animal nous éclaire sur la puissance du travail accompli et sur la fierté qu'on en tire. Pour parvenir ensemble à atteindre un objectif, il faut avoir l'esprit d'équipe. Ce dernier favorise l'harmonie.

Chevreuil : représente la Douceur, celle qui touche le coeur et l'esprit des êtres blessés, et qui apporte sécurité et guérison.

Corneille : désigne la Loi. La loi humaine ne ressemble pas à la Loi sacrée. Corneille perçoit l'Illusion qui réside dans l'interprétationquel'humanité donne aux mondes, tant physique que spirituel.

Faucon : s'apparente au Messager, et enseigne à observer, à scruter le milieu qui nous entoure. Le Faucon nous aide à saisir en plein vol une occasion en or qui se présente à nous, et peut également nous aider à examiner notre vie d'un plan plus élevé afin de mieux distinguer les obstacles qui freinent notre envol.

Hibou : associé au Flair, il permet de dévoiler toute la vérité plutôt que d'énoncer des demi-vérités. Personne ne peut le tromper sur ce qu'il fait, même si celle-ci tente de dissimuler ses intentions.

Loutre : détient une série de leçons sur la Féminité, celle qui enseigne que la jalousie et la méchanceté n'ont pas leur place. Quand cette énergie s'exprime sans manipulations et sans contrôle, l'expérience est pleine de fertilité et source de vie. C'est la liberté de l'amour sans jalousie. La Loutre nous demande de redevenir enfant et de laisser notre vie se dérouler tout simplement.

Orignal : signifie l'Estime de Soi, qui découle de la capacité de reconnaître la sagesse dont nous avons fait preuve face à une situation et de saisir que, dès lors, nous méritons reconnaissance et félicitations. Il s'agit du partage, empreint de la joie qu'accompagne le sentiment d'avoir mené son projet à bien.

Porc-Epic : détient plusieurs qualités spéciales, celle de la foi et de la confiance, c'est-à-dire l'Innocence. Les piquants de Porc-épic sont utilisés rarement, uniquement lorsque saconfiance a été trahie.

Putois : enseigne la Réputation, que si nos paroles s'appuient sur des actions, si nous nous respectons, notre réputation jouira de la force de nos convictions. Ainsi, il est le miroir de notre ego.

Renard : illustre le Camouflage, l'habileté à se fondre dans le milieu qui l'entoure et d'y devenir invisible. Il comprend aussi l'adaptabilité, l'astuce, la capacité d'observer, de s'intégrer ainsi que la rapidité dans la pensée et l'action.

 

Les habitations

Maison Longue

La maison comporte en générale 4 portes correspondant aux 4 directions.

La porte de l’Est représente la naissance, le printemps, la croissance, le mouvement
La porte du Sud représente l’été, la joie, la passion, la folie, le coeur
La porte de l’Ouest représente l’automne, la tristesse, l’intériorisation
La porte du Nord représente l’hiver, le passage vers autre chose, la mort, l’intégration

maison longue

A chacune des 4 étapes, nous ouvrons une nouvelle porte :

La première porte est pour notre physique, pour nous-mêmes. Elle correspond au premier cercle qui entoure la structure de la Loge, le cercle inférieur. Cette porte est la conscience de notre corps et de nos sensations physiques.

La seconde porte est pour notre mental (de même le second cercle symbolise le monde mental). Cette étape doit nous permettre de comprendre et d’accepter ce que nous sommes en train de faire.

La troisième porte est pour nos émotions : Il fait de plus en plus chaud dans la sweat lodge et chacun en ressent les effets dans son corps et dans son mental. Le corps se purifie en éliminant les toxines et il appartient à chacun de transformer cette énergie dans son esprit pour que le corps supporte la chaleur et que l’on cesse d’y penser. La troisième porte est en général la plus difficile à traverser. Le corps respire mieux, élimine, renaît. Mentalement, nous vivons une nouvelle naissance dans le ventre de la Terre-Mère.

La quatrième et dernière porte est pour la spiritualité. On travaille maintenant dans un état de concentration extrême avec les quatre composantes de son individualité, le physique, le mental, l’émotionnel et le spirituel, comme un être complet.

maison longue

Quand la cérémonie est terminée, chaque participant sort alors de la hutte, comme on sort du ventre de la Mère

 

Le Rôle des femmes autochtones

Le rôle significatif qu’ont joué les femmes dans plusieurs communautés autochtones d’Amérique est souvent négligé ou oublié. Les femmes autochtones jouent un rôle important dans la culture, ce qui inclus les chansons, cérémonies, histoires et savoir ancestral. Plusieurs nations, comme celle des Iroquois, étaient matrilinéaires et certaines même matriarcales, ce qui signifie que la majorité des domaines étaient sous la gouverne des femmes. Lle clan de naissance des femmes les respectaient et les honoraient.

Dans le monde contemporain, les relations entre le masculin et le féminin sont encore ambigues chez certaines communautés autochtones. Les rapports fréquents d’abus familiaux envers les enfants et les épouses ne reflètent pas la compréhension que nous avons des relations passées de respect et d’honneur entre les femmes et les hommes.

Dans plusieurs communautés autochtones, on pense que les femmes sont en contact plus direct avec le sacré, puisqu’elles donnent la vie à de nouveaux esprits, des enfants, dans notre monde. Les hommes n’ont pas un tel pouvoir. Les femmes et les hommes sont certes différents, mais sont des esprits complémentaires qui doivent nécessairement être tenus en harmonie pour le bien-être des enfants, de la famille et de la communauté. Les relations homme-femme représentent l’ordre cosmique; si elles sont chaotiques, ainsi en est-il pour les relations cosmiques.

Avons-nous perdu la sacralité des femmes et la coopération complémentaire des hommes? C’est peut-être une histoire différente pour chaque communauté. De façon certaine, durant la période coloniale, les Européens ne valorisaient pas les femmes que ce soit politiquement, économiquement, socialement ou spirituellement. Les jeunes hommes étaient préférés en tant que trappeurs, guerriers et partenaires économiques pour les Européens. Les femmes et les aînés ont alors perdu contrôle au profit des relations économiques et furent politiquement et spirituellement poussés en marge.

Les conditions dans les réserves encouragent la domination des hommes sur les femmes et freinent le pouvoir des femmes en décourageant les relations et obligations des clans et de la famille élargie. Les enseignements à propos de la Création commencèrent à changer sous l’influence directe et indirecte des Européens et des traditions chrétiennes. Déjà vers 1800, les thèmes de type « Adam et Ève » émergèrent là où la subordination et la marginalisation des femmes sont justifiées par des actes de désobéissance, similaires à l’offrande de la pomme de connaissance d’Ève à Adam dans la Genèse.

Se rapproprier sa culture, sa communauté et l’ordre sacré nécessite des relations respectueuses et spirituelles dans la famille, entre l’époux et l’épouse, entre la mère et l’enfant, entre les grands-parents et les petits-enfants. Les femmes ont toujours été les partenaires complémentaires des hommes, soutenant la communauté et la nation, ainsi que l’ordre cosmique. Retrouver le sens et le caractère spirituel du féminin doit être d’une importance primordiale au sein des communautés.

Porter les traditions indigènes de respect envers les femmes est un cadeau durable pour les générations futures et un exemple positif pour tous les peuples.

femmes

 

Les plumes

Les Plumes representent pour les Amérindiens, un cadeau provenant du Grand-Esprit, ainsi que l'oiseau lui même qui offre une partie de son essence. Il s'agit des plumes que l'on trouve sur le sol, dans les arbres ou bien offert directement de l'oiseau en plein vole... Jamais on ne chasse les oiseaux pour obtenir leurs plumes ! Elles doivent être un cadeau de l'oiseau ou d'une personne qui l'a obtenu pacifiquement Les propriétés curatives des plumes sont reconnues depuis très longtemps par les Amérindiens ainsi que d'autres peuples.

plumes

Les plumes d'aigle ont une signification sacrée,représentant l'essence sacrée .( Elles sont un symbole de paix ) Elles servent aussi lors des rituels de purification et de guérison pour disperser les énergies néfastes et attirer les énergies bénéfiques dans le corps de la personne malade. Les plumes d'aigle mènent nos pensées et prières vers le Grand Esprit . Ainsi quand une personne reçoit une plume d'aigle, c'est le cadeau de plus grande distinction honnorifique. L’aigle est un animal extrêmement proche du créateur. Il est donc particulièrement associé aux visions et aux esprits. Il est également symbole de bravoure et de sagesse. Aujourd'hui même, toutes les fois qu'un aigle est vu, du tabac doit lui être offert. La plume d’aigle est un symbole de sagesse et de pouvoir.

Pourquoi les autochtones portent-ils des plumes sur la tête ? Seuls les grands chefs portent des panaches. Le panache est un peu l'équivalent de l'étoile sur le képi, des gallons sur les épaulettes des soldats de l'armée. Cette tradition s'est récemment transmise dans d'autres populations amérindiennes comme les Montagnais et les Cris, mais cet emprunt récent n'a rien à voir avec leur culture originale. Pour les Amérindiens, les plumes sont un langage. Le nombre de plumes sur le panache, leur position et leur couleur ont toutes un sens. La sorte de plumes utilisées a aussi une signification. Pour les panaches, on utilise surtout les plumes de la queue d'oiseaux de proie comme l'aigle et le faucon. Selon les Amérindiens, ces oiseaux sont des symboles de puissance et porter leurs plumes est un moyen de s'approprier cette puissance. Les aigles et les faucons sont également considérés par les Amérindiens comme un lien entre la terre et le ciel.

Les coups comptés consistaient à toucher l'ennemi sans être soi-même touché ; ces exploits donnaient droit à des plumes. Celles-ci étaient peintes, taillées ou encochées suivant l'exploit réalisé. Si l'ennemi tuait un guerrier, la plume avait simplement une tache rouge, alors que pour une blessure, la plume était entièrement rouge. Le guerrier qui avait réussi quatre coups comptés recevait une plume dentelée...

Signification des plumes
1 : A été blessé au combat
2 : A porté cinq « coups » à ses adversaires.
3 : A blessé ou tué son adversaire.
4 : A tué un ennemi.
5 : A tué un ennemi et pris son scalp.
6 : A porté quatre « coups » à ses adversaires.
7 : A tranché la gorge d’un ennemi.
8 : A été blessé plusieurs fois.

encoches

Par respect envers les natifs amérindiens ne porter pas ses coiffes !!!,merci

Aigle: Elles symbolisent la paix ; elles servent aussi lors de rituels de guérison, particulièrement pour disperser les énergies néfastes et pour attirer l'énergie bénéfique dans le corps d'une personne. De plus, les plumes d'aigle poussent nos pensées et nos prières à s'envoler vers le Grand Esprit

Canard :Elles symbolisent le passage de l'enfance à l'age adulte, lorsqu'on devient capable de trouver sa propre voie. Elles sont utilisées lors de cérémonies initiatiques, que cela soit pour indiquer le passage de l'adolescence à l'âge adulte ou lors des initiations chamaniques

Coq :Elles sont réservés au guérriers car elles ont un symbole de courage et de victoire.

Corneille : Ses plumes symbolisent le deuil ; on les utilise lors des cérémonies mortuaires. Elles ne sont utilisées que pour cet usage et on les conserve dans un endroit sacré

Faucon:Elles servent à aider aux diagnostics des maladies du corps. Elles sont essentiellement utilisées par les hommes-medecine et sont très réputées pour accroître la compréhension des malaises ainsi que les connaissances des guérisseurs..

Geai bleu: Elles apportent la clarté dans certaines situations sombres ou troubles, elles apportent aussi la lumière qui fait disperser les nuages de la dépression et de la tristesse .

Hibou: Les plumes de hibou ainsi que tout autre oiseau de nuit sont utilisés lors de rituels ésotériques impliquant des connaissances secrètes. Elles permettent de faire appel aux Gardiens des Connaisances.

Oie blanche: La grande oie blanche marque l'arrivée du printemps et le départ du printemps. Ce sont de grands migrateurs et leurs plumes sont utilisés par les peuples du Nord pour les cérémonies de guérison. C'est aussi la marque de guérisseurs dans plusieurs tribus.

Rouge-gorge:Elles symbolisent le renouveau chez la personne, dans une situation ou dans son Esprit. Comme c'est l'un des premiers oiseaux à revenir lors du printemps. Les amérindiens les utilisent beaucoup lors de rituel de fertilité ce qui les rend particulièrement importantes. Trouver une plume de rouge-gorge par terre signifie une nouvelle.

 

Les recettes

Pain Banique

Le pain des voyageurs peut aussi être cuit dans la poêle sur un feu doux. Dès que le pain est cuit d'un côté, on le retourne.

Et quand les voyageurs et les Amérindiens désiraient donner un air de fête à leur ordinaire, ils jetaient la pâte de la banique dans la friture, ce qui la transformait en friandise.

banique

Pain Banique ( recette Autochtone )

Ingrédients:

2 tasses de farine tout usage
3 c. à table de sucre
1 c. à thé de poudre à pâte
1 pincée de sel (1/4 de c. à thé)
1 tasse d'eau tiède (environ)
2 c. à table d'huile

Préparation:

Dans un bol, mélanger tous les ingrédients secs. Ajouter l'eau peu à peu en mélangeant à chaque fois jusqu'à l'obtention d'une pâte homogène très épaisse et non collante.

Aplatir en une galette d'environ 1/2 pouce (1 cm) d'épais et d'environ 9 à 10 pouces (22 à 25 cm) de diamètre.

Faire chauffer l'huile dans une poêle à fond épais sur un feu moyen 1 à 2 minutes avant d'y mettre la galette.

Laisser cuire de 10 à 12 minutes jusqu'à ce qu'elle soit dorée puis retourner pour faire cuire l'autre côté.

Ajouter un peu d'huile si nécessaire.

N.B.: La pain devrait doubler et même tripler d'épaisseur. Attendre 5 minutes avant de couper en pointes et de servir.

Banique de Masteuashe

Ingrédients

375 ml (1 1/2 tasse) de farine
5 ml (1 c. à thé) de levure chimique
2 ml (1/2 c. à thé) de sel
50 ml (3 c. à soupe) de saindoux
125 ml (1/2 tasse) d'eau froide

Préparation

1. Tamiser ensemble les ingrédients. Émietter le saindoux dans les ingrédients secs.

2. Ajouter l'eau et bien mélanger de manière à obtenir une pâte lisse. (Ajouter des petits fruits pour varier)

3. Façonner en boule d'environ 450 g (1 lb).

4. Étendre la pâte à une épaisseur de 1 cm (1/2 po). Poser sur une plaque graissée et cuire au four à 230°C (450°F) pendant 12 à 15 minutes.

Rendement : 1 pain


 

Les Wampums

Les wampum constituaient un moyen de pallier à l'absence d'écriture. Ils étaient la mémoire du temps, car ils permettaient de conserver le souvenir des événements et des personnages marquants dans l'histoire d'une famille, d'une communauté ou d'une nation. À la base, le wampum désignait une bille, mais par extension, la signification a été étendue aux colliers, aux ceintures et aux autres objets réalisés avec des wampum. Les billes étaient fabriquées à partir de coquillages marins. Les coquillages faisaient l'objet d'activités commerciales entre les nations. Ils passaient de main en main et se rendaient ainsi jusqu'au centre du continent nord-américain.

wampums

Pour réaliser un wampum, les coquillages étaient coupés en menus morceaux et longuement polis de la grosseur d'une bille légèrement oblongue. Certaines parties des coquillages, telles les sections nacrées avec des reflets bleu ou violet, étaient très convoitées pour la fabrication des wampum. D'autres billes étaient teintes avec des colorants naturels, particulièrement dans les tons de rouge. Une fois polies et trouées, les billes de coquillage étaient enfilées sur des nerfs d'animaux ou sur de fines lanières de cuir de chevreuil, de façon à ce que l'agencement des billes et des couleurs et la superposition des lanières composent un ensemble de symboles faisant référence à un événement ou à un personnage.

wampums

Les grandes étapes de la vie sociale et politique étaient soulignées par des wampum. Parmi les situations qui en justifiaient la fabrication et l'échange, mentionnons les relations entre les clans, les mariages importants, la réparation de crimes, les alliances entre tribus et les traités avec les nations européennes. Dans le cadre d'une entente politique, commerciale ou militaire, l'échange des ceintures de wampum servaient officialiser et à sceller ces engagements.

wampums

Lors des festins et des fêtes, les chefs et les anciens discouraient en exhibant les wampum faisant partie du patrimoine de la tribu. Ces wampum servaient de mémoire collective et le savoir faisait partie de la tradition orale qui se transmettait de génération en génération à l'intérieur de la communauté ou de la nation. Règle générale, plus une nation avait de wampum, plus elle avait un passé riche. Les tribus iroquoiennes, les Hurons-Wendat en particulier, utilisaient ces ceintures pour officialiser les traités avec les autres nations indiennes ou avec les Européens.

wampums

Suite à l'arrivée des Européens, l'utilisation des coquillages a rapidement décliné, au profit des perles de verres fabriquées en Europe. Le navigateur Jacques Cartier, dans ses récits de voyages (1534, 1535 et 1541), mentionne qu'il a donné des chapelets de verre en cadeau aux Autochtones qu'il a rencontrés. À une certaine époque, les perles de verre étaient devenues la monnaie de référence dans la traite des fourrures et dans le troc entre les tribus. En échange de billes de verre coloré, les marchands européens acquéraient ainsi d'impressionnantes quantités de fourrures.

Le wampum à deux rangs

wampum 2 rangs

L'agencement des billes permettaient de créer des symboles exprimant le contenu à illustrer par la ceinture de wampum. Les quatre points cardinaux, un fleuve, une rivière, une montagne, une arme, le soleil, une nation, un animal ou des concepts représentés par des animaux, tout cela faisait partie des symboles apparaissant sur les wampum.

Illustrons le contenu d'un wampum avec un exemple qui démontre la philosophie incarnée par les wampum "politiques" qui ont été échangés par les Iroquois et leurs alliés hollandais et anglais. Il est ici question d'un wampum à deux rangs et l'explication concerne les "voies parallèles". Cette explication a été décrite par des Iroquois devant un groupe d'études parlementaires: "Lorsque les Haudenosaunees sont entrés en contact avec les Européens, ils ont conclu avec eux des traités de paix et d'amitiés. Chaque traité était symbolisé par la Gus-Wen-Tah ou ceinture de wampum à deux rangs. Il y a un lit de wampum blancs qui symbolise la pureté de l'entente. Il y a deux rangées en pourpre et ces deux rangées sont conformes à l'esprit de vos ancêtres et des miens. Il y a trois perles de wampum qui séparent les deux rangées; elles symbolisent la paix, l'amitié et le respect."

"Les deux rangs représentent deux voies parallèles, deux embarcations naviguant ensemble sur le même cours d'eau. L'une est un canot d'écorce qui représente les Indiens, avec leurs lois, leurs coutumes et leurs traditions. L'autre est un navire qui désigne les Blancs, avec leurs lois, leurs coutumes et leurs traditions. Les deux peuples voyagent côte à côte, chacun dans son embarcation, sans que ni l'un ni l'autre n'essaie de diriger l'embarcation de son voisin."

Les ceintures de wampum à deux rangs ont servi de base à tous les traités et accords conclus avec les Européens, d'abord, puis avec les Américains. Maintenant que le Canada est une nation entièrement indépendante, peut-être sera-t-il possible d'échanger avec ses dirigeants le wampum à deux rangs, de façon à pouvoir continuer à vivre indépendamment, mais côte à côte, dans l'amitié et la paix."

 

Sirop d'érable

Une coutume héritée des peuples amérindiens
Retour sur la petite histoire du sirop d’érable

Il faut remonter à plus de 300 ans dans le passé pour retracer les origines de cette tradition que l'on a héritée des Amérindiens

Les cabanes à sucre d'aujourd'hui sont apparues au début du 19e siècle et la tire d'érable servie sur la neige demeure toujours un incontournable.

La Fédération des producteurs acéricoles du Québec propose un voyage dans le temps qui relate la petite histoire de ce qui allait devenir une de nos grandes richesses naturelles que l’on exporte partout dans le monde.

Découverte

Si les érables coulent au printemps depuis la nuit des temps, la coutume d'en recueillir la sève et de la faire bouillir
pour en obtenir du sirop nous vient des Amérindiens. Bien avant l'arrivée des Blancs, les premières nations en
appréciaient la valeur énergétique et nutritive. Pratiquant une entaille rudimentaire avec leur tomahawk, ils fixaient
au bas de cette entaille un copeau de bois qui acheminait l’eau d'érable vers un récipient d'écorce. Ils faisaient bouillir la sève ainsi recueillie dans des contenants d'argile pour obtenir du sirop d'érable.

Légende amérindienne

Selon la légende, Nokomis (La terre) aurait été la première à percer des trous dans le tronc des érables et à recueillir directement le sirop d'érable. Manabush, constatant que cette sève était un sirop prêt à manger, alla trouver Nokomis et lui dit: «Grand'mère, il n'est pas bon que les arbres produisent du sucre aussi facilement. Si les hommes peuvent ainsi sans effort recueillir du sucre, ils ne tarderont pas à devenir paresseux. Il faut tâcher de les faire travailler. Avant qu'ils puissent déguster ce sirop exquis, il serait bon que les hommes soient obligés de fendre du bois et de passer des nuits à surveiller la cuisson du sirop.»

Il n'en dit pas plus long, mais craignant que Nokomis reste indifférente à ses paroles et qu'elle néglige de prendre des mesures pour empêcher les hommes de devenir paresseux, Manabush grimpa au haut d'un érable avec un vaisseau rempli d'eau et en versa le contenu à l'intérieur de l'arbre, dissolvant ainsi le sucre qui se trouvait dans l'érable.

Depuis ce temps, veut la légende, au lieu d'un sirop épais, la sève contient 1 % à 2 % de sucre, et, pour obtenir du sucre, il faut dorénavant travailler.

Les premiers colons

Dès les premiers jours de la colonie, ce sont les Amérindiens qui apprennent à nos ancêtres à entailler le tronc de tarbre au début du printemps, à recueillir la sève et à la faire bouillir. Cette pratique passe rapidement dans les mœurs des colons pour qui le sirop constitue aux 17e et 18e siècles une importante source de sucre. Les premiers colons faisaient bouillir la sève d'érable dans des chaudrons de fer. Utilisant des abris rudimentaires pour se protéger, ils allaient «courir» les sucres. C'était pour eux, comme ce l’est pour nous aujourd'hui, une période de réjouissance qui signifiait la fin de l'hiver et l'avènement du printemps.

sogalinebi = Eau sucré

sucre

Les cabanes à sucre d'aujourd'hui sont apparues au début du 19e siècle et la tire d'érable servie sur la neige demeure toujours un incontournable.
Photo :gracieuseté TCN